En bref, l’Hellas Verona est un club italien fondé en 1903, installé à Vérone, en Vénétie. Son histoire ne se réduit pas à un titre inattendu en Serie A : elle mêle formation étudiante, longues périodes en Serie B, soirées européennes, rivalités locales et une identité populaire très marquée.
- L’Hellas Verona porte les couleurs jaune et bleu de la ville de Vérone.
- Le club a gagné la Serie A en 1984-1985, son unique Scudetto.
- Il joue au stade Marcantonio Bentegodi depuis 1963.
- Le Derby della Scala contre le Chievo a disparu après la faillite de ce dernier en 2021.
- La relégation de 2026 ramène le club en Serie B après sept saisons consécutives dans l’élite.
Hellas Verona, une histoire née dans les écoles de Vérone
L’histoire de l’Hellas Verona commence loin des bureaux d’un investisseur ou des grandes structures professionnelles. En 1903, des élèves du Liceo Ginnasio di Stato Scipione Maffei, établissement historique de Vérone, créent une équipe de football. Le sport reste alors marginal dans une ville où l’attention se porte davantage sur les traditions locales, l’opéra et les disciplines déjà implantées dans le nord de l’Italie.
Le nom choisi raconte déjà une partie du caractère du club. Decio Corubolo, professeur de lettres classiques passionné par la culture grecque, propose « Hellas », le nom grec de la Grèce. Cette référence ne vient donc ni d’un sponsor ni d’une opération d’image tardive. Elle vient de l’école, ce qui explique la singularité d’un nom grec pour une équipe profondément véronaise.
Les premières années sont faites de rencontres régionales et de concurrence avec d’autres formations de la ville. En 1906, un derby disputé dans l’amphithéâtre romain de Vérone attire l’attention. Le choix du lieu frappe les esprits : le football sort des terrains rudimentaires et prend place dans un décor qui appartient déjà au patrimoine de la cité. L’intérêt du public progresse à partir de ce moment-là.
De l’AC Hellas au club italien moderne
Après l’interruption liée à la Première Guerre mondiale, l’équipe reprend son activité et fusionne avec un rival local en 1919. Le nom Hellas Verona s’impose progressivement. Le football italien se réorganise à la fin des années 1920 autour de compétitions nationales plus structurées, et le club entre dans la nouvelle Serie B lors de la saison 1929-1930.
Cette entrée ne signifie pas une accession immédiate au premier plan. L’Hellas met près de trois décennies à atteindre la Serie A pour la première fois, en 1957. Cette promotion ne dure qu’une saison, mais elle donne une dimension nationale à un club longtemps cantonné aux compétitions régionales ou à la deuxième division.
Les surnoms du club sont liés à l’histoire de la ville. Les joueurs sont appelés les Gialloblù, pour leurs couleurs jaune et bleu, mais aussi les Mastini et les Scaligeri. Ces deux derniers termes renvoient à la famille Della Scala, qui a gouverné Vérone entre les XIIIe et XIVe siècles. Le blason moderne reprend deux dogues stylisés placés face à face, une image qui associe directement l’équipe à cet héritage médiéval.
Les couleurs jaune et bleu viennent des armoiries de Vérone, composées d’une croix dorée sur fond bleu. Le maillot domicile est le plus souvent bleu avec des détails jaunes, même si certains équipements ont utilisé des rayures ou une présence plus affirmée du jaune. Ce code visuel permet d’identifier le club sans avoir besoin de lire son nom sur la tunique.
En 2026, la fondation 1903 reste un repère concret. Beaucoup de clubs italiens ont changé de dénomination, de structure juridique ou de ville d’attache au gré des crises. L’Hellas a connu des fusions et une faillite au début des années 1990, mais son identité historique a été rétablie officiellement en 1995. Le nom, les couleurs et la référence à Vérone ont survécu aux changements de division.

Victoire championnat 1985, le Scudetto qui a changé la place de Vérone
La victoire championnat 1985 reste l’événement qui distingue l’Hellas Verona dans le paysage italien. Lors de la saison 1984-1985, le club termine en tête de la Serie A avec 43 points, selon le barème de deux points attribués pour une victoire. Son bilan est de 15 succès, 13 nuls et seulement 2 défaites. Torino suit à quatre points, devant l’Inter et la Sampdoria.
Ce titre garde une portée particulière. Depuis la création de la Serie A à poule unique en 1929, l’Hellas demeure le seul champion issu d’une ville qui n’est pas une capitale régionale. Vérone n’a ni le poids économique de Milan, ni le bassin démographique de Rome, Turin ou Naples. Le Scudetto de 1985 ne relève donc pas d’une domination construite sur plusieurs décennies, mais d’une saison maîtrisée de bout en bout.
Osvaldo Bagnoli et une équipe construite pour durer
L’entraîneur Osvaldo Bagnoli est au centre de cette réussite. Son équipe ne joue pas un football d’apparat. Elle défend avec discipline, utilise fortement les couloirs et possède des joueurs capables de faire basculer un match sans déséquilibrer l’ensemble. Bagnoli obtient d’un groupe limité financièrement une régularité que les grands clubs ne parviennent pas à tenir cette saison-là.
Le milieu allemand Hans-Peter Briegel apporte puissance, volume de course et expérience internationale. L’attaquant danois Preben Elkjær Larsen donne une autre dimension à l’attaque par ses appels, son engagement et son efficacité. Pietro Fanna, Antonio Di Gennaro et Giuseppe Galderisi complètent une ligne offensive qui ne dépend pas d’un seul buteur.
Le succès 2-0 contre la Juventus constitue un des matchs les plus souvent racontés. Elkjær marque après avoir perdu une chaussure dans un duel à l’entrée de la surface. L’image est restée parce qu’elle résume assez bien cette équipe : peu de calcul, une présence physique réelle et la capacité de frapper contre un adversaire mieux armé sur le papier.
Le nul 1-1 obtenu à Bergame contre l’Atalanta assure le titre avec une journée d’avance. L’Hellas n’a pas besoin d’attendre une ultime soirée confuse pour être sacré. Cette marge est le détail qui protège le récit du miracle : un champion qui finit quatre points devant son dauphin n’a pas seulement profité d’une série de circonstances favorables.
| Saison | Compétition | Résultat | Repère historique |
|---|---|---|---|
| 1956-1957 | Serie B | Champion | Première montée en Serie A |
| 1975-1976 | Coupe d’Italie | Finaliste | Défaite contre Naples |
| 1981-1982 | Serie B | Champion | Retour vers l’élite |
| 1984-1985 | Serie A | Champion | Unique Scudetto du club |
| 1998-1999 | Serie B | Champion | Troisième titre de deuxième division |
La Coupe d’Italie a aussi offert des occasions manquées, avec trois finales perdues en 1976, 1983 et 1984. Ces revers soulignent la différence entre un parcours de coupe et une campagne de championnat. Le titre de 1985 reste plus fort parce qu’il repose sur trente rencontres et sur une avance nette au classement.
Le parcours européen qui suit ne transforme pas Vérone en habitué des compétitions continentales. Le club atteint toutefois les quarts de finale de la Coupe UEFA en 1988, son meilleur résultat international. La défaite face au Werder Brême ferme cette parenthèse, mais elle rappelle qu’après le Scudetto, l’Hellas a encore tenu sa place hors d’Italie.
Hellas Verona entre Serie A et Serie B, les montées et les chutes
Réduire l’Hellas Verona à son sacre de 1985 donnerait une image fausse du club. Son histoire est surtout celle d’une formation qui a souvent circulé entre Serie A et Serie B. La stabilité est rare, même lorsque le Bentegodi se remplit et que l’équipe possède une base populaire plus solide que plusieurs concurrents de deuxième division.
Après la fin des années 1980, les difficultés financières pèsent sur le projet sportif. Le club disparaît juridiquement en 1991 avant de renaître sous le nom de Verona, puis récupère officiellement l’appellation Hellas Verona en 1995. Cette période explique une partie des mouvements de division : les changements d’effectif ne sont pas uniquement dictés par les résultats du terrain.
La descente jusqu’à la troisième division
La relégation de 2002 ouvre une longue séquence compliquée. L’équipe avait pourtant réuni des joueurs qui deviendront reconnus, comme Adrian Mutu, Mauro Camoranesi, Alberto Gilardino, Martin Laursen ou Massimo Oddo. Le maintien échappe lors de la dernière journée, et la descente en Serie B devient le point de départ d’un recul plus profond.
En 2007, l’Hellas tombe en Serie C1, devenue ensuite Lega Pro. Le fait est lourd pour un club qui avait passé soixante-quatre années dans les deux premières divisions nationales. La crise ne vide pourtant pas les tribunes. Lors de la saison 2009-2010, plus de 10 000 abonnements sont recensés par HellasWeb le 4 septembre 2009, une donnée rare à ce niveau du football italien.
La remontée commence par les barrages de 2011. L’Hellas bat Salernitana sur le score cumulé de 2-1 le 19 juin et retrouve la Serie B. Deux ans plus tard, le 18 mai 2013, sa deuxième place en championnat lui rend l’accès à la Serie A après onze ans d’absence. Cette double promotion ne doit rien à une saison isolée : elle vient d’un redressement progressif du club et de son environnement.
La première saison de retour, en 2013-2014, se termine à la dixième place. Le club montre alors qu’il peut exister dans l’élite sans disposer des moyens des équipes installées. La relégation de 2016, suivie d’une remontée immédiate en 2017, confirme toutefois la fragilité du cycle.
Le retour de 2019 et la relégation de 2026
Après une nouvelle descente en 2018, l’Hellas remonte grâce aux barrages de 2019. Le succès 3-0 contre Cittadella au retour permet de renverser le score cumulé et de retrouver la Serie A. Entre 2019 et 2026, le club reste sept saisons dans l’élite, avec notamment une neuvième place en 2019-2020 puis une dixième place en 2020-2021.
Ces deux campagnes doivent beaucoup à une organisation cohérente et à des entraîneurs capables de reconstruire après les ventes. Ivan Jurić obtient des résultats notables avec un budget inférieur à celui des clubs européens du championnat. Sofyan Amrabat, Amir Rrahmani, Marash Kumbulla, Mattia Zaccagni ou Marco Silvestri quittent ensuite Vérone, preuve que le club sert aussi de plateforme de progression et de revente.
Cette logique a une limite claire. Vendre régulièrement les cadres peut financer la continuité, mais elle oblige à refaire une équipe presque chaque été. La relégation actée en 2026 ramène l’Hellas en Serie B. Le club annonce le 19 juin 2026, sur son site officiel, le retour de Marco Baroni au poste d’entraîneur.
Le choix de Baroni a une logique sportive précise : il connaît le championnat italien, les contraintes d’un effectif à reconstruire et la pression d’une montée attendue. Le nom de l’entraîneur ne garantit rien, mais la priorité est nette. Pour l’Hellas, la Serie B ne peut pas devenir un lieu d’installation durable, car son modèle économique et son public restent calibrés pour viser la Serie A.
Stade Marcantonio Bentegodi, l’enceinte de l’Hellas Verona
Le stade Marcantonio Bentegodi est le lieu qui donne une échelle physique à l’Hellas Verona. Le club y joue depuis 1963. Sa capacité annoncée est de 39 211 places, chiffre repris par le club et les guides de stades consultés en 2026. L’enceinte fait partie des plus grandes d’Italie par sa jauge, même si son architecture reflète une autre époque du football.
Le stade porte le nom de Marcantonio Bentegodi, figure du sport véronais au XIXe siècle. Il ne s’agit pas d’un équipement construit uniquement pour le football contemporain. Cette origine se ressent dans les espaces, les distances autour de la pelouse et la manière dont les tribunes ont été adaptées au fil du temps.
Le Mondial 1990 a redessiné le Bentegodi
Le Bentegodi est retenu pour la Coupe du monde 1990 organisée en Italie. Des travaux précèdent le tournoi : ajout d’un niveau de tribunes, couverture de l’ensemble des secteurs, amélioration de la visibilité et des accès. Les liaisons avec le centre-ville et la sortie Verona Nord de l’autoroute sont également renforcées dans cette période.
Pour un spectateur, cela produit une expérience contrastée. Le stade offre une capacité et une couverture devenues rares dans certaines enceintes italiennes anciennes. En revanche, la piste et les espaces périphériques éloignent une partie des sièges de l’action. Le Bentegodi n’est pas un stade compact de dernière génération ; son intérêt tient à sa masse, à son histoire et à la résonance qu’il peut créer lors des grands rendez-vous.
Jusqu’en 2021, l’Hellas partage l’enceinte avec le Chievo Verona. Cette cohabitation donnait une particularité aux derbies : les deux équipes utilisaient le même terrain, les mêmes accès et les mêmes gradins, mais n’avaient ni la même histoire sociale ni la même implantation populaire. La faillite du Chievo met fin à ce partage et laisse l’Hellas seul occupant majeur du stade.
Le nom de Derby della Scala fait référence à la famille qui a gouverné Vérone au Moyen Âge. En Serie A, le premier affrontement entre les deux clubs a lieu le 18 novembre 2001. L’Hellas gagne 3-2, avant que le Chievo ne s’impose 2-1 au retour. Ces matchs ont compté parce qu’ils opposaient deux visions de la ville, pas seulement deux maillots.
Le Chievo venait d’un quartier périphérique et avait longtemps évolué sur un terrain paroissial. L’Hellas incarnait la formation historique de la ville. Quand le Chievo monte en Serie A en 2001, il déjoue l’ordre établi. L’expression « Mussi Volanti », les ânes volants, est d’abord une moquerie des rivaux avant d’être revendiquée par le Chievo lui-même.
Le stade Marcantonio Bentegodi reste donc plus qu’une adresse. Il rassemble le souvenir du Scudetto, les années de Serie C, les derbies disparus et les passages en Serie A. Une rénovation profonde serait nécessaire pour le rapprocher des standards récents, mais effacer son caractère au profit d’un simple décor commercial serait une erreur. Son intérêt est précisément de rendre visible la longue histoire du football véronais.
Supporters de l’Hellas Verona, identité populaire et faits documentés
Les supporters de l’Hellas Verona occupent une place centrale dans l’identité du club. Même pendant les années de troisième division, la fréquentation et le nombre d’abonnements ont montré une mobilisation supérieure à celle de nombreux concurrents. Cette fidélité explique pourquoi la relégation n’efface pas la présence du club dans le paysage italien.
Il faut toutefois traiter cette culture de tribune sans la décorer. Depuis les années 1970, une partie organisée du public, notamment les anciennes Brigate Gialloblù, a été associée à l’extrême droite. Le groupe a disparu, mais plusieurs épisodes racistes, antisémites ou inspirés de symboles fascistes ont été documentés sur plusieurs décennies par la presse italienne et internationale.
Une réputation qui ne peut pas être contournée
En 2014, la justice sportive italienne sanctionne l’Hellas après des insultes racistes dirigées contre Sulley Muntari, alors joueur de l’AC Milan. La Curva Sud est aussi fermée pour un match après des chants visant Pablo Armero. Ces sanctions ne décrivent pas l’ensemble du public, mais elles établissent des faits précis sur lesquels le club a été puni.
En novembre 2019, Luca Castellini, alors figure de groupes ultras locaux, tient des propos racistes au sujet de Mario Balotelli. L’Hellas lui interdit l’accès au stade jusqu’en 2030, décision rapportée notamment par l’Irish Times le 5 novembre 2019. Le club prend ainsi une mesure individuelle, sans pouvoir faire disparaître à lui seul une réputation construite sur plusieurs décennies.
La saison 2021-2022 apporte d’autres sanctions. Après des chants racistes lors d’un match contre Naples, les autorités sportives ordonnent la fermeture d’une tribune pour une rencontre. La BBC et The Score rapportent alors les procédures visant le club. Les insultes contre Kalidou Koulibaly et Victor Osimhen ont également conduit à des amendes et à des mesures disciplinaires.
La position à tenir est nette. L’ambiance, la fidélité en Serie C ou l’attachement au jaune et bleu ne peuvent pas servir à minimiser des actes racistes. Une tribune peut soutenir une équipe avec force sans transformer l’adversaire, son origine ou sa couleur de peau en cible. Les sanctions sont une réponse réglementaire ; elles ne remplacent pas le travail de prévention attendu du club et des autorités locales.
La propriété et les repères du club en 2026
En janvier 2025, le fonds américain Presidio Investors finalise l’acquisition de l’Hellas Verona. L’opération est annoncée publiquement et marque un changement de gouvernance. Elle ne dit pas à elle seule quelle somme sera consacrée au recrutement ou à l’infrastructure, car les détails financiers complets ne sont pas rendus publics.
Cette réserve compte. Dans le football, un changement d’actionnaire est souvent présenté comme une promesse sportive immédiate. Or la valeur d’un projet se mesure plutôt à la gestion de la masse salariale, aux investissements dans la formation, à la capacité de conserver des joueurs utiles et aux objectifs annoncés sur plusieurs saisons. Aucun de ces éléments ne se déduit mécaniquement de l’identité d’un fonds d’investissement.
En Serie B, l’Hellas doit désormais conjuguer deux réalités. Il possède un stade vaste, un nom reconnu et une mémoire de champion d’Italie. Il doit aussi composer avec les revenus d’une deuxième division, moins élevés que ceux de la Serie A, et avec une montée qui ne se décrète pas. Les entraîneurs, la direction et l’effectif seront jugés sur cette capacité à reconstruire sans perdre le lien avec la ville.
Le prochain point de bascule sera la première saison complète de retour en Serie B : elle dira si le changement de propriété et le retour de Marco Baroni ont produit une équipe capable de viser la montée dès 2026-2027.
Quand a été fondé l’Hellas Verona ?
L’Hellas Verona a été fondé en 1903 par des étudiants du Liceo Scipione Maffei de Vérone. Le nom Hellas, qui signifie Grèce en grec, a été proposé par leur professeur de lettres classiques Decio Corubolo.
Combien de fois l’Hellas Verona a-t-il gagné la Serie A ?
Le club a remporté une seule fois la Serie A, lors de la saison 1984-1985. L’équipe entraînée par Osvaldo Bagnoli a terminé avec 43 points, quatre de plus que Torino.
Quel stade utilise l’Hellas Verona ?
L’Hellas joue au stade Marcantonio Bentegodi depuis 1963. Sa capacité annoncée est de 39 211 places en 2026 et il a accueilli des matchs de la Coupe du monde 1990.
Pourquoi le derby contre le Chievo n’existe-t-il plus ?
Le Derby della Scala opposait l’Hellas Verona au Chievo Verona. Il a cessé d’être programmé après la faillite du Chievo en 2021, alors que les deux clubs partageaient auparavant le Bentegodi.
Dans quelle division évolue l’Hellas Verona après 2026 ?
Après sa relégation de Serie A en 2026, l’Hellas Verona évolue en Serie B. Le club a annoncé le 19 juin 2026 le retour de Marco Baroni comme entraîneur.
