En bref
- Le Real Madrid domine le palmarès de la Ligue des Champions avec 15 titres, dont les cinq premières éditions entre 1956 et 1960.
- La compétition, créée en 1955 sous le nom de Coupe des clubs champions européens, a couronné 24 clubs différents jusqu’au sacre du PSG en 2025.
- L’Angleterre compte six clubs champions, mais l’Espagne reste devant grâce à la somme des titres du Real Madrid et du FC Barcelone.
- L’Olympique de Marseille en 1993 et le Paris Saint-Germain en 2025 sont les deux vainqueurs français de la Coupe d’Europe.
- La finale 2026, programmée le 30 mai à Budapest, désignera le 71e champion d’Europe des clubs.
Palmarès de la Ligue des Champions depuis 1956 : une Coupe d’Europe devenue mondiale
Le palmarès de la Ligue des Champions commence avec une affiche qui dit déjà beaucoup de son histoire. Le 13 juin 1956, au Parc des Princes, le Real Madrid bat le Stade de Reims 4-3 après avoir été mené 2-0. La première Coupe des clubs champions européens revient au club espagnol, mais le football français a alors failli placer Reims au sommet du continent. Cette finale inaugure une compétition imaginée par Gabriel Hanot, journaliste à L’Équipe, afin de départager les meilleurs clubs européens sur le terrain.
Le format initial est bien différent de celui que vous connaissez aujourd’hui. Les champions nationaux s’affrontent dans un tableau à élimination directe, avec matches aller-retour jusqu’à la finale. Il n’existe ni phase de ligue, ni places attribuées au coefficient UEFA, ni multiplication des recettes télévisées. Une élimination ferme la porte de l’Europe. Cette brutalité sportive explique aussi le poids des premières Coupes européennes dans la mémoire des clubs.
Le Real Madrid donne immédiatement une ampleur considérable au trophée. Entre 1956 et 1960, la formation de Di Stéfano, Puskás et Gento enlève cinq éditions de suite. La finale de 1960 contre l’Eintracht Francfort, gagnée 7-3 à Hampden Park devant plus de 127 000 spectateurs, reste le symbole de cette première dynastie. Puskás inscrit quatre buts et Di Stéfano trois. Le score paraît invraisemblable pour une finale, mais il résume l’écart alors créé par Madrid sur ses concurrents.
La compétition change de nom en 1992. L’UEFA adopte officiellement l’appellation Ligue des Champions à partir de la saison 1992-1993, tout en conservant la continuité historique avec la Coupe des clubs champions européens. Le palmarès ne repart donc pas à zéro. Le Real de 1956, le Celtic de 1967, l’OM de 1993 et le PSG de 2025 appartiennent à la même lignée, même si les conditions d’accès, les calendriers et l’économie du football ont été profondément transformés.
Cette continuité est utile lorsque vous comparez les clubs champions. Un titre obtenu en 1961 ne se joue pas dans le même environnement qu’un titre gagné en 2025, avec des effectifs internationaux, des phases de qualification plus longues et des budgets sans commune mesure. Pourtant, la Coupe garde la même fonction symbolique. Elle désigne le champion d’Europe des clubs et reste la référence des grands rendez-vous continentaux, devant les autres compétitions organisées par l’UEFA.
Jusqu’à l’édition 2025, 24 clubs différents ont remporté le trophée. Le Paris Saint-Germain est devenu le 24e en écrasant l’Inter Milan 5-0 le 31 mai 2025 à Munich. Cette victoire fait entrer un deuxième club français dans le palmarès, trente-deux ans après Marseille. Elle ne modifie pas l’ordre établi par le Real Madrid, mais elle change la place de la France dans l’historique de la compétition.
Le terme « Ligue des Champions » est souvent employé pour parler de toutes les soirées européennes, y compris les campagnes qui s’arrêtent en huitième ou en quarts de finale. Le palmarès, lui, ne retient qu’une chose : la finale gagnée. Il ne récompense ni une belle génération sans trophée, ni une domination nationale, ni un effectif coûteux. C’est ce filtre qui explique la valeur très particulière de ces titres dans le football européen.
Tous les vainqueurs de la Ligue des Champions année par année
La liste des vainqueurs montre que l’histoire de la compétition ne suit pas une ligne droite. Certaines périodes sont verrouillées par une équipe, comme le Real Madrid des années 1950 ou celui de Zinédine Zidane entre 2016 et 2018. D’autres ouvrent la porte à des champions moins attendus, à l’image de Nottingham Forest, du Steaua Bucarest, du PSV Eindhoven ou du FC Porto. Une Coupe d’Europe se joue sur une campagne courte, ce qui laisse davantage de place aux ruptures qu’un championnat de trente-huit journées.
Le tableau ci-dessous s’arrête au titre du Paris Saint-Germain en 2025. La finale 2026 est annoncée par l’UEFA à Budapest le 30 mai 2026 et ne doit pas être inscrite au palmarès avant son issue officielle. Cette précaution paraît simple, mais elle évite de transformer une affiche prévue en résultat établi. La source de référence pour les palmarès et les archives de finales reste le site de l’UEFA, consulté pour cette chronologie en 2026.
| Année | Vainqueur | Finaliste | Score de la finale |
|---|---|---|---|
| 1956 | Real Madrid | Stade de Reims | 4-3 |
| 1957 | Real Madrid | Fiorentina | 2-0 |
| 1958 | Real Madrid | AC Milan | 3-2 a.p. |
| 1959 | Real Madrid | Stade de Reims | 2-0 |
| 1960 | Real Madrid | Eintracht Francfort | 7-3 |
| 1961 | Benfica | FC Barcelone | 3-2 |
| 1962 | Benfica | Real Madrid | 5-3 |
| 1963 | AC Milan | Benfica | 2-1 |
| 1964 | Inter Milan | Real Madrid | 3-1 |
| 1965 | Inter Milan | Benfica | 1-0 |
| 1966 | Real Madrid | Partizan Belgrade | 2-1 |
| 1967 | Celtic Glasgow | Inter Milan | 2-1 |
| 1968 | Manchester United | Benfica | 4-1 a.p. |
| 1969 | AC Milan | Ajax Amsterdam | 4-1 |
| 1970 | Feyenoord | Celtic Glasgow | 2-1 a.p. |
| 1971 | Ajax Amsterdam | Panathinaïkos | 2-0 |
| 1972 | Ajax Amsterdam | Inter Milan | 2-0 |
| 1973 | Ajax Amsterdam | Juventus | 1-0 |
| 1974 | Bayern Munich | Atlético de Madrid | 4-0 |
| 1975 | Bayern Munich | Leeds United | 2-0 |
| 1976 | Bayern Munich | AS Saint-Étienne | 1-0 |
| 1977 | Liverpool | Borussia Mönchengladbach | 3-1 |
| 1978 | Liverpool | Club Bruges | 1-0 |
| 1979 | Nottingham Forest | Malmö FF | 1-0 |
| 1980 | Nottingham Forest | Hambourg SV | 1-0 |
| 1981 | Liverpool | Real Madrid | 1-0 |
| 1982 | Aston Villa | Bayern Munich | 1-0 |
| 1983 | Hambourg SV | Juventus | 1-0 |
| 1984 | Liverpool | AS Rome | 1-1, t.a.b. 4-2 |
| 1985 | Juventus | Liverpool | 1-0 |
| 1986 | Steaua Bucarest | FC Barcelone | 0-0, t.a.b. 2-0 |
| 1987 | FC Porto | Bayern Munich | 2-1 |
| 1988 | PSV Eindhoven | Benfica | 0-0, t.a.b. 6-5 |
| 1989 | AC Milan | Steaua Bucarest | 4-0 |
| 1990 | AC Milan | Benfica | 1-0 |
| 1991 | Étoile rouge de Belgrade | Marseille | 0-0, t.a.b. 5-3 |
| 1992 | FC Barcelone | Sampdoria | 1-0 a.p. |
| 1993 | Olympique de Marseille | AC Milan | 1-0 |
| 1994 | AC Milan | FC Barcelone | 4-0 |
| 1995 | Ajax Amsterdam | AC Milan | 1-0 |
| 1996 | Juventus | Ajax Amsterdam | 1-1, t.a.b. 4-2 |
| 1997 | Borussia Dortmund | Juventus | 3-1 |
| 1998 | Real Madrid | Juventus | 1-0 |
| 1999 | Manchester United | Bayern Munich | 2-1 |
| 2000 | Real Madrid | Valence CF | 3-0 |
| 2001 | Bayern Munich | Valence CF | 1-1, t.a.b. 5-4 |
| 2002 | Real Madrid | Bayer Leverkusen | 2-1 |
| 2003 | AC Milan | Juventus | 0-0, t.a.b. 3-2 |
| 2004 | FC Porto | AS Monaco | 3-0 |
| 2005 | Liverpool | AC Milan | 3-3, t.a.b. 3-2 |
| 2006 | FC Barcelone | Arsenal | 2-1 |
| 2007 | AC Milan | Liverpool | 2-1 |
| 2008 | Manchester United | Chelsea | 1-1, t.a.b. 6-5 |
| 2009 | FC Barcelone | Manchester United | 2-0 |
| 2010 | Inter Milan | Bayern Munich | 2-0 |
| 2011 | FC Barcelone | Manchester United | 3-1 |
| 2012 | Chelsea | Bayern Munich | 1-1, t.a.b. 4-3 |
| 2013 | Bayern Munich | Borussia Dortmund | 2-1 |
| 2014 | Real Madrid | Atlético de Madrid | 4-1 a.p. |
| 2015 | FC Barcelone | Juventus | 3-1 |
| 2016 | Real Madrid | Atlético de Madrid | 1-1, t.a.b. 5-3 |
| 2017 | Real Madrid | Juventus | 4-1 |
| 2018 | Real Madrid | Liverpool | 3-1 |
| 2019 | Liverpool | Tottenham | 2-0 |
| 2020 | Bayern Munich | Paris Saint-Germain | 1-0 |
| 2021 | Chelsea | Manchester City | 1-0 |
| 2022 | Real Madrid | Liverpool | 1-0 |
| 2023 | Manchester City | Inter Milan | 1-0 |
| 2024 | Real Madrid | Borussia Dortmund | 2-0 |
| 2025 | Paris Saint-Germain | Inter Milan | 5-0 |
La lecture du tableau fait ressortir un fait souvent oublié. Le Real Madrid n’a pas seulement gagné dans les années 1950 puis dans l’ère moderne : il a aussi repris la main en 1966, 1998, 2000 et 2002. Sa domination n’est donc pas un épisode isolé, mais une présence répétée à travers plusieurs générations. Aucun autre club n’a maintenu une telle capacité à revenir au sommet après des cycles complets de renouvellement.
Les finales aux tirs au but racontent une autre face de cette histoire. Le PSV en 1988, Manchester United en 2008, Chelsea en 2012 ou le Real en 2016 ont gagné sans avoir dominé leur adversaire pendant toute la rencontre. La Ligue des Champions récompense le talent, mais aussi la maîtrise d’un soir, la résistance sous pression et la gestion des détails. Une séance ne réduit pas le titre à la loterie : elle sanctionne surtout une finale restée impossible à départager.
Clubs les plus titrés en Ligue des Champions : le record du Real Madrid
Le classement des clubs les plus titrés est dominé par une marge qui ne laisse place à aucune discussion. Avec 15 titres après la finale gagnée contre le Borussia Dortmund en 2024, le Real Madrid possède plus du double des sept sacres de l’AC Milan. Cette avance ne se résume pas à une accumulation ancienne. Les Madrilènes ont remporté six éditions entre 2014 et 2024, période durant laquelle la concurrence anglaise, allemande et française était pourtant mieux armée financièrement que jamais.
L’AC Milan conserve une place singulière avec sept Coupes d’Europe. Le club lombard a gagné en 1963 et 1969, puis a retrouvé une puissance continentale sous Arrigo Sacchi et Fabio Capello, avec les titres de 1989, 1990 et 1994. La victoire de 2003 contre la Juventus, puis celle de 2007 contre Liverpool, prolongent cette histoire. Milan n’a plus gagné depuis, mais son total résiste parce que le rythme exigé pour dépasser sept titres est presque inaccessible.
Liverpool et le Bayern Munich comptent chacun six sacres. Les Anglais ont construit leur total en deux vagues très distinctes, celle de 1977 à 1984 puis celle de 2005 et 2019. Le Bayern a d’abord remporté trois Coupes d’Europe consécutives de 1974 à 1976 avant de revenir au sommet en 2001, 2013 et 2020. Ces trajectoires rappellent qu’une période de domination nationale ne suffit pas. Il faut bâtir, perdre une génération, reconstruire et gagner encore.
Le FC Barcelone arrive derrière avec cinq titres, dont quatre remportés entre 2006 et 2015. La série est moins longue que celle du Real, mais elle a marqué l’évolution du jeu. Le Barça de Guardiola, vainqueur en 2009 et 2011, a imposé une référence fondée sur les sorties de balle, la possession et le pressing après perte. Son influence dépasse son palmarès, puisque de nombreux clubs ont tenté ensuite de reproduire certains principes sans disposer des mêmes joueurs.
Le classement par titres ne mesure pas exactement la grandeur d’un club, mais il mesure son aptitude à gagner le tournoi le plus exigeant. L’Ajax, avec quatre victoires, reste par exemple une référence historique majeure grâce à son triplé de 1971 à 1973 et à son rôle dans la diffusion du football total. Nottingham Forest, double vainqueur en 1979 et 1980, possède moins de profondeur historique, mais son exploit demeure sans équivalent : le club a gagné l’Europe après avoir évolué en deuxième division anglaise quelques années plus tôt.
Cette hiérarchie met aussi en évidence les écarts entre présence et victoire. La Juventus a atteint de nombreuses finales mais ne compte que deux titres, en 1985 et 1996. Benfica a remporté ses deux premières finales, en 1961 et 1962, puis a perdu plusieurs rendez-vous décisifs. À l’inverse, le Real Madrid a fait de la finale une zone où il sait imposer son expérience. C’est la différence entre être régulièrement compétitif et transformer cette compétitivité en trophées.
- Le Real Madrid possède 15 titres, obtenus de 1956 à 2024.
- L’AC Milan compte 7 victoires, avec un dernier sacre en 2007.
- Liverpool et le Bayern Munich totalisent 6 Coupes européennes chacun.
- Le FC Barcelone a gagné 5 fois, dont trois titres entre 2009 et 2015.
- L’Ajax Amsterdam reste à 4 trophées, principalement hérités de ses générations des années 1970 et 1990.
Cette liste permet de situer immédiatement le PSG. Le titre de 2025 ne place pas encore Paris dans la catégorie des puissances historiques à plusieurs couronnes, mais il fait tomber une barrière qui résistait depuis la création du club. La suite dépendra de la capacité à rester compétitif après un premier sommet, ce que les précédents vainqueurs savent être le travail le plus difficile.
Les grandes dynasties qui ont façonné l’historique des Coupes européennes
Le premier cycle de domination appartient au Real Madrid. Cinq titres consécutifs entre 1956 et 1960 ne peuvent pas être évalués avec les mêmes critères que le football contemporain, mais ils restent un record de continuité. Di Stéfano organise le jeu, Puskás apporte une puissance de frappe rare, Gento offre la vitesse sur l’aile. Le club ne s’impose pas seulement grâce à des individualités : il fixe très tôt une culture où gagner la Coupe d’Europe devient une obligation interne.
Benfica prend le relais en 1961 et 1962, avant l’installation des clubs italiens. L’Inter d’Helenio Herrera remporte les éditions 1964 et 1965 avec une rigueur défensive qui tranche avec le jeu plus libre des années précédentes. Puis le Celtic gagne en 1967 avec les « Lisbon Lions », groupe composé de joueurs nés à proximité de Glasgow. Cette diversité de styles est l’un des intérêts du palmarès : chaque période a produit sa façon de gagner.
Les Pays-Bas changent ensuite les références. Feyenoord s’impose en 1970, puis l’Ajax remporte trois titres d’affilée entre 1971 et 1973. Rinus Michels et Johan Cruyff deviennent les visages les plus connus du football total, expression qui recouvre des principes clairs : mobilité collective, pression élevée, défense positionnée loin de son but et occupation réfléchie des espaces. L’Ajax ne domine pas seulement par ses résultats. Il apporte une grammaire de jeu que le football européen continue d’utiliser.
Le Bayern Munich reprend la main de 1974 à 1976. Franz Beckenbauer, Gerd Müller et Sepp Maier forment une colonne vertébrale exceptionnelle, prolongée par une culture allemande de la gestion des moments décisifs. La finale de 1976 contre Saint-Étienne reste très présente dans la mémoire française à cause des poteaux carrés de Hampden Park. Les Verts frappent ces montants, le Bayern marque par Franz Roth et gagne 1-0. Un détail de matériel devient ainsi un morceau durable de culture football.
La séquence anglaise, de Liverpool à Aston Villa, s’interrompt dans un contexte tragique. Le 29 mai 1985, avant Juventus-Liverpool au Heysel, 39 personnes meurent lors d’une catastrophe provoquée par des violences et des mouvements de foule. L’UEFA exclut ensuite les clubs anglais des compétitions européennes pendant plusieurs saisons. Il faut parler de cette finale avec précision : le trophée de la Juventus existe dans le palmarès, mais il ne peut pas effacer le drame qui a marqué cette journée.
La fin des années 1980 et le début des années 1990 ouvrent une période plus instable. Steaua Bucarest gagne en 1986, Porto en 1987 et le PSV en 1988. L’AC Milan de Sacchi reprend ensuite le contrôle avec deux succès, en 1989 et 1990, portés par Gullit, Rijkaard et Van Basten. Son pressing collectif et ses lignes resserrées annoncent une modernité qui influence rapidement les autres grands clubs européens.
La dernière dynastie aussi nette est celle du Real Madrid de Zidane. Trois titres consécutifs en 2016, 2017 et 2018 constituent une performance sans équivalent dans l’ère moderne de la Ligue des Champions. Cristiano Ronaldo en est le buteur majeur, mais le groupe repose aussi sur Modrić, Kroos, Casemiro, Ramos et Benzema. Le critère décisif n’est pas seulement la qualité du onze : cette équipe gagne des matches où elle semble parfois moins dominante, ce qui caractérise les formations de coupe.
Palmarès de la Ligue des Champions par pays : Espagne, Angleterre et Italie
Le palmarès par pays permet de sortir du face-à-face entre grands clubs. L’Espagne totalise 20 titres jusqu’en 2025, obtenus par le Real Madrid et le FC Barcelone. Cette somme est largement tirée par les quinze couronnes madrilènes, mais les cinq victoires catalanes empêchent de réduire la domination espagnole à un seul club. L’Atlético de Madrid et Valence ont également atteint la finale, sans parvenir à ajouter leur nom à la liste des vainqueurs.
L’Angleterre suit avec 15 trophées remportés par six clubs différents : Liverpool, Manchester United, Nottingham Forest, Aston Villa, Chelsea et Manchester City. C’est le pays qui a distribué le plus largement ses titres entre différentes institutions. Cette variété compte. Elle montre la profondeur de son football de clubs, même si l’exclusion consécutive au Heysel a interrompu une domination qui semblait alors installée pour longtemps.
L’Italie complète le podium avec 12 victoires. L’AC Milan en possède sept, l’Inter trois et la Juventus deux. Ce total sous-estime presque la présence italienne dans l’histoire des finales, tant la Juventus a souvent échoué au dernier match. Les clubs de Serie A ont aussi marqué les Coupes européennes par des idées tactiques fortes, du catenaccio de l’Inter d’Herrera au Milan de Sacchi, plus agressif et collectif dans sa manière de défendre.
L’Allemagne compte huit titres grâce au Bayern Munich, au Borussia Dortmund et à Hambourg. Les Pays-Bas en totalisent six avec l’Ajax, Feyenoord et le PSV. Le Portugal possède quatre sacres, répartis entre Benfica, double vainqueur au début des années 1960, et Porto, champion en 1987 puis en 2004. Pour un pays dont les clubs vendent régulièrement leurs meilleurs joueurs aux championnats plus riches, ce bilan reste considérable.
La France compte désormais deux clubs champions. Marseille bat l’AC Milan 1-0 le 26 mai 1993 à Munich, grâce à la tête de Basile Boli juste avant la pause. Ce titre reste le seul remporté par un club français dans l’ancienne formule de la Coupe des clubs champions. Le PSG rejoint l’OM le 31 mai 2025 en infligeant à l’Inter Milan un 5-0 qui constitue le plus large écart jamais enregistré en finale de Ligue des Champions.
Le succès parisien mérite d’être séparé de l’histoire des attentes qui l’ont précédé. Depuis le rachat par Qatar Sports Investments en 2011, le club avait connu des éliminations très médiatisées et perdu la finale 2020 contre le Bayern Munich. L’équipe de Luis Enrique gagne finalement en 2025 avec un collectif moins dépendant d’une seule vedette. C’est une lecture sportive plus solide que celle d’une malédiction : Paris a progressé en équilibre d’équipe et en maîtrise des matches à élimination directe.
Le Celtic, le Steaua Bucarest et l’Étoile rouge de Belgrade complètent la carte des pays vainqueurs. L’Écosse, la Roumanie et l’ex-Yougoslavie ont chacun un sacre. Ces titres datent d’un football où les écarts financiers étaient moins écrasants et où les champions nationaux restaient plus longtemps réunis. Leur présence dans le palmarès rappelle que l’Europe des clubs n’a pas toujours été structurée autour des cinq grands championnats actuels.
Joueurs et entraîneurs de légende dans l’histoire de la Ligue des Champions
Les titres donnent le cadre, mais les joueurs donnent leur mémoire aux finales. Cristiano Ronaldo est le meilleur buteur historique de la compétition avec 141 buts et le joueur le plus capé avec 187 apparitions, selon les statistiques UEFA consultées en 2026. Ses chiffres ont été construits avec Manchester United, le Real Madrid et la Juventus. Ils expliquent pourquoi son nom reste associé à la Ligue des Champions plus qu’à toute autre compétition de clubs.
Lionel Messi suit avec 129 buts. Son empreinte se lit moins dans une accumulation de matches à suspense que dans sa capacité à modifier une rencontre par la conduite, la passe ou la finition. Ses campagnes victorieuses avec le FC Barcelone en 2009, 2011 et 2015 ont accompagné les équipes de Guardiola puis de Luis Enrique. La comparaison entre Messi et Ronaldo ne demande pas de désigner un vainqueur : leurs parcours montrent deux manières différentes de dominer l’Europe.
D’autres joueurs ont laissé une trace décisive sans figurer tout en haut du classement des buteurs. Raúl a incarné la renaissance du Real Madrid à la fin des années 1990. Karim Benzema a porté la campagne de 2022, notamment lors des retournements contre le PSG, Chelsea et Manchester City. Vinícius Júnior a marqué le but de la finale face à Liverpool en 2022. À chaque époque, les grands clubs gagnent lorsque leurs joueurs les plus exposés répondent présents au moment exact où le match bascule.
Les gardiens et les milieux sont parfois moins présents dans les compilations de buts, mais leur rôle est tout aussi visible dans le palmarès. Iker Casillas a accompagné les succès madrilènes de 2000, 2002 et 2014. Manuel Neuer a été déterminant dans le Bayern champion en 2013 et 2020. Xavi, Modrić, Kroos ou Busquets ont imposé un tempo, récupéré sous pression et empêché les finales de se réduire à un échange de transitions.
Chez les entraîneurs, Carlo Ancelotti domine le classement avec cinq Ligues des Champions : deux avec l’AC Milan, en 2003 et 2007, puis trois avec le Real Madrid, en 2014, 2022 et 2024. Son bilan illustre une compétence rarement reconnue à sa juste valeur : gérer des vestiaires remplis de joueurs majeurs sans rendre le jeu illisible. Il ne gagne pas toujours de la même façon, parce qu’il adapte ses équipes aux effectifs disponibles.
Pep Guardiola possède trois titres, deux avec Barcelone et un avec Manchester City en 2023. Zidane en a trois également, tous remportés avec le Real Madrid de 2016 à 2018. José Mourinho gagne avec Porto en 2004 puis l’Inter en 2010, tandis que Luis Enrique devient champion avec le Barça en 2015 et le PSG en 2025. Le palmarès des entraîneurs révèle donc une réalité simple : quelques techniciens ont réussi à imposer leur méthode dans des contextes nationaux très différents.
Le prochain vainqueur ne rejoindra pas automatiquement ces légendes, pas plus qu’un premier titre ne crée à lui seul une dynastie. La finale de Budapest apportera un nouveau nom à cette chronologie ou renforcera la place d’un club déjà inscrit dans l’historique des Coupes européennes.
Quel club a le plus de titres en Ligue des Champions ?
Le Real Madrid est le club le plus titré avec 15 victoires, de 1956 à 2024. Son avance sur l’AC Milan, deuxième avec sept titres, reste très large.
Quels clubs français ont gagné la Ligue des Champions ?
L’Olympique de Marseille a remporté la compétition en 1993 contre l’AC Milan. Le Paris Saint-Germain l’a gagnée en 2025 après sa victoire 5-0 contre l’Inter Milan.
Depuis quand la compétition porte-t-elle le nom de Ligue des Champions ?
L’UEFA utilise officiellement l’appellation Ligue des Champions depuis la saison 1992-1993. Le palmarès inclut toutefois les vainqueurs de l’ancienne Coupe des clubs champions européens créée en 1955.
Quel pays a remporté le plus de Ligues des Champions ?
L’Espagne totalise 20 titres jusqu’en 2025, grâce aux 15 victoires du Real Madrid et aux cinq du FC Barcelone. L’Angleterre suit avec 15 titres remportés par six clubs différents.
